Méthode de sélection des plantes 📜

Méthode de sélection des plantes 📜

Si l’on remonte un peu l’histoire des plantes, on découvre que la plus ancienne trace écrite date de 2200 av J.-C. Il s’agit d’un recueil de plantes médicinales gravé sur une tablette d’argile. Cet héritage nous offre les remèdes de la Pharmacopée sumérienne de Nippur.

Un autre témoignage de l'utilisation antique des plantes médicinales nous vient d’Égypte. Ce document constitue le manuscrit de connaissances médicales le plus volumineux connus à ce jour datant de cette époque (environ 20 m de long sur 30 cm de large). Il s'agit du Papyrus d'Ebers écrit à Thèbes en 1600 av J.-C.. Ce papyrus contient plus de 700 formules magiques, recettes et posologies (Rien que ça!). À la lecture de cet ouvrage, force est de constater que le rapport entre maladie et guérison est étroitement lié au spirituel.

Dans la Grèce antique, la guérison populaire est indissociable de la mythologie. Deux hommes illustres de l’époque tentent de démystifier peu à peu les soins. Hippocrate, père de la médecine contemporaine, nous lègue le Corpus Hippocraticum où il ne cite pas moins de 230 plantes médicinales. Il nous parle de Naturamedicatrix; les ressources de la guérison se trouvent dans la nature. Théophraste, le plus grand botaniste de l’antiquité, est l’auteur de Historia Plantarum et De Causis Plantarum où il réalise une classification des plantes.

Héritiers du savoir Hellénique, les Romains prennent la relève. Dioscoride décrit plus de 600 plantes dans De Materia Medica. Galien lui succède en reprenant ses ouvrages pour en écrire de nouveaux, et perfectionner le savoir déjà énoncé.

Pour notre sélection de plantes, nous nous sommes basées sur plusieurs critères:

  1. Elles doivent être connues et utilisées depuis l’antiquité.

  2. Elles doivent faire partie des 148 plantes “libérées” de la pharmacopée française (en effet, les plantes sont classifiées selon deux listes, (i)Les plantes libérées et autorisées à la vente (ii)Les plantes uniquement destinées à la vente par le monopole pharmaceutique).

  3. Elles doivent être originaires de notre territoire et disponible en circuit-court (Il est vrai que beaucoup de plantes exotiques présentent des vertus tout à fait admirables. Cependant, nous avons décidé de mettre en lumière les ressources de nos terres exclusivement).

  4. Elles doivent être disponibles auprès du Syndicat des simples. (organisme qui recense les petits ramasseurs cueilleurs de plantes médicinales françaises)

  5. Elles ne doivent pas présenter de contre-indications majeures et ne pas être controversées.

Une fois ces critères validés, nous vérifions l’aspect, la qualité et le goût des plantes afin de créer de magnifiques synergies pour nos tisanes, cures et bains.


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